Pour partager mon sourire intérieur et être plus en fraternité, j'interviens comme clown empathique au sein d'institutions (EHPAD, IME, écoles, hôpitaux...)

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you tube / Camille fait son show !diaporama clown empathique

 

Bonne visite et peut être à bientôt au détour d'un coin, d'une rue ...

 

Géraldine Parillaud

Accompagnement vers une vie nouvelle Soins énergétiques et enseignement Conférence et médiation
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"Caisse 333 !"


Alors que décides-tu ? » -«  je suis désolée, mais je n’arrive pas à … pour ne rien vous cacher, j’ai lu et j’appréhende un peu ! »

-« Pourtant, il va falloir que tu choisisses maintenant, je ne vais pas attendre une éternité ! »

 

Sa voix n’est pas autoritaire comme on pourrait se l’imaginer, mais elle a suffisamment de présence pour ne pas l’amuser plus de temps. Je prends une grande respiration, ferme les yeux et mets tout ce qui me reste de conscience au creux de ma poitrine et lance d’un seul coup pour être sûr de ne plus reculer :

-« C’est d’accord, j’y vais ! »

-«  Bravo ! Caisse 333, et bon voyage à toi », dit-il en me tendant le ticket et disparait en un clin d’yeux.


Un peu sonnée, je me rends dès lors au dépôt du matériel et donne le bon 333. Ma caisse arrive sur le tapis des commandes… Elle est magnifique, rouge coquelicot, comme j’aime, avec une grande poignée chromé. Je suis folle de joie ! Elle brille d’impatience et du coup moi aussi. J’aime le beau matériel et là je suis gâtée. C’est bête mais à cet instant, je suis heureuse de faire équipe avec une caisse à outils !  Je me sens, comment dire… rassurée. Elle arrive au bout du tapis. Je la prends respectueusement pour que notre premier contact soit celui qui scellera notre vie future. C’est « The » caisse à outils, celle dont la moitié des vrais bricoleurs de la terre rêve … l’autre moitié s’en fout, elle bosse et c’est tout ! Je m’éloigne du tapis, fièrement, et me pose un peu plus loin pour découvrir le matériel. Je l’ouvre par le milieu, elle se déploie en éventail exposant un à un les outils que le patron m’a confié. Je saisis une première pièce. La tenaille du courage calibrée à 87%... ok, cela laisse présager des moments assez compliqués… « Pas de panique Camille, pas de panique ! ». Une scie égoïste à 43, percuteur à 72, clé à mollesse à 12%, une boite à vices de 50… et comme ça je découvre un à un mes outils qui me permettront de mener à bien ma mission. Il faut savoir qu’on n’a pas tous la même caisse au départ. Ce qui fait qu’il est vain d’essayer de comparer ! Pas le même équipement, pas les mêmes travaux à réaliser ! Alors à quoi bon z’yeuter chez l’autre pour voir si il est plus gâté ou non !

 

En fait, chacun son histoire. Je suis ce que je suis avec ce que je suis, il est ce qu’il doit être avec ce qu’il a. ça t’empêche pas de filer un coup de main si on te le demande, mais au final, c’est quand même à chacun son histoire et sa mission, à vivre du mieux que tu peux, avec la caisse que l’on t’a confiée. Il faut juste s’appliquer à travailler jour après jour, instant après instant pour bâtir le paysage de ta vie. Tu as la possibilité de tailler, creuser, sculpter tes émotions jusqu’à la conformité de la commande. Pour certain, cela peut mettre un paquet de temps pour achever son œuvre, parfois 100 ans et plus ! D’autre en quelques heures, l’histoire est bouclé… tout dépend de la mission et de la destination que tu as choisie.


Je regarde ma caisse 333 et me sens grande ! Avec tout ce matos, je me rends compte que je vais pouvoir créer, et créer encore jusqu’à satiété, j’en jubile d’avance ! C’est une vraie chance que de pouvoir créer, on ne s’en rend pas toujours compte. Cela veut dire d’abord que tu peux ! Et comme le dit l’adage du père Sage, qui peut le moins, peut le plus ! Alors osons ! et créons Haut, créons Grand, créons Beau ! J’ai le cœur qui bat le plein et trépigne d’impatience en attendant l’heure du départ.


Sur le quai, nous sommes une bonne centaine, mon voisin de droite me rappelle quelque chose, c’est sûr je l’ai déjà vu quelque part. Il semble préoccupé. Peut-être qu’il n’a pas beaucoup d’outils dans sa caisse ? Ou qu’il appréhende aussi un peu son ordre de mission ? J’ai envie de l’aborder et de partager avec lui quelques mots pour voir si… Mais non,  je sens qu’il vaut mieux que je reste à ma place. Et puis s’il voit ma caisse, peut être que cela le rendrait encore plus sombre. Il a le regard vide, plein de vide ; ses grands yeux creux se perdent dans ses pensées ; sur sa joue gauche un énorme grain de beauté (qui n’a que le nom) vient accentuer son aspect déjà sévère… Manteau de feutre noir, gant de cuir… noir,  pantalon presque noir ! Il semble porter toute la misère du monde. Pauvre homme, je le sens déjà épuisé avant d’avoir commencé. C’est peut-être un âge en double ! Soudain par un mouvement de balayage machinal nos regards se croisent et se fixent l’un à l’autre. A ce moment précis, je sens tout mon pouvoir Amour monter en moi, comme la sève de l’arbre aux premières lueurs du printemps ! La scène : ça frémit sur ma peau, en surface pour faire l’inventaire de ce qui est prêt à ressentir. Ça inspire en dedans jusqu’à saouler la moindre de mes micro-cellules ; et dès que tout est à saturation, ça jaillit par tous les muscles de ton corps en produisant des millions d’étincelles de joie. C’est tellement puissant ce truc là que tu en plisses des yeux, les pommettes remontent, tes lèvres courent après tes joues, et tes dents dévoilent leur émail « colgate » de jeune premier... Comme au théâtre, lever de rideau après lever de rideau, tu découvres ainsi, les profondeurs du décor des lumières de ton âme. Mon voisin « 007 », lui, a dû avoir un problème de fusibles. Les lumières je ne les ai pas vues !  Pour lui, le mécanisme s’est arrêté aux joues… ce n’est déjà pas si mal me direz-vous ! Et c’est vrai que chez lui, d’un premier abord,  on ne lui sens pas une prédisposition à l’âme de comédien ! Pour être honnête, pour moi c’est plus facile ce truc-là, je suis clown ! - «Votre attention s’il vous plait ; le train à destination de la terre va entrer en gare. Merci de vous rapprocher de vos zones d’embarcations, et de vous préparer au transfert ». Chacun ferme soigneusement son manteau, serre sa caisse contre lui, et se poste sur le point d’embarcation du lieu de sa mission. Mon voisin « 007 » embarque au même point que moi ! On est prêt. Un grand souffle, quelques crissements et nous voilà aspirés à naitre ici et maintenant.


« Ah, je ris de me voir si belle en ce miroir ! » Je souris de bon cœur et remercie les anges de m’avoir inspiré un si beau rêve… je n’ai pas envie de me lever, je veux encore savourer ce délicieux moment et me laisser encore quelques instants pour aller à la rêverie. Au bout de cinq minutes, je me surprends à faire l’inventaire de ma caisse 333 ! Et là surprise ! Non seulement les outils ont changé de taille et parfois de calibrage, mais d’autres sont apparus. Je me dis avec amusement que ce n’est pas si étonnant que cela, qu’avec le temps, il est normal de compléter sa boite à outils, on développe de nouvelles aptitudes, on cultive son jardin, on répond au cahier des charges, il faut donc du matériel nouveau pour faire le job ! La pince culpabilisante par exemple, celle-là je ne l’avais pas vu à l’origine. Idem pour la Faux-que et le fil d’aplomb. C’est ballot ! Ce sont des outils super encombrants ! Je poursuis mon inventaire ; un peu plus au fond je découvre une scie musicale, 1 tournevice, et 2 mare-tots. Pourquoi 2 ? Surement pour ne pas tomber à cours… il faut vous dire que depuis enfant, l’humour a tenu une place importante dans ma vie, ce qui m’a permis de passer bien des épreuves dans un climat plus léger ! « Pauvre de moi, me voilà bien « attaquée » avec cette caisse 333 ! » Je me lève, remplie de tendresse pour cette partie de moi qui a eue besoin de visiter cette idée-là, et pose les deux pieds à terre. Je descends l’escalier, tranquillement, dans une cadence de plus en plus ralenti ; à la dernière marche, je stoppe net.

 

Et si ce rêve n’était pas aussi extravagant que cela ? Et s’il m’offrait la possibilité d’aller vers une conscience autre ? Je m’assis sur la dernière marche, mis ma tête entre mes mains et pleura de la larme du Juste. Depuis cette caisse 333 ne me quitte plus. Elle est devenue le symbole de transformation dans la vie d’un « t’es rien » ! Elle est mon bras droit pour mon côté gauche, et ensemble, nous nous rendons chaque matin sur les chantiers de ma vie.
 

 

 

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